6.5.1 « Les Allemands parviennent jusqu’à Lans. »
Jania Lamenta, pensionnaire à Lans-en-Vercors, mais ici à Villard-de-Lans (Association Mémoire du lycée polonais).


Quand le Vercors se soulève, vingt-cinq élèves, professeurs et employés rejoignent la Résistance et les Forces françaises de l’intérieur. Onze tombent au champ d’honneur quand les Allemands matent le Vercors.
Le 6 juin, des dizaines de bombardiers américains survolent le Vercors. Ils se dirigent vers le nord-ouest. Les élèves jubilent, se doutant de quelque chose d’extraordinaire. On apprend bientôt « qu’ils ont débarqué ! ». Les jours suivants, les soldats des Forces françaises de l’intérieur (FFI) apparaissent avec armes et brassards : l’insurrection nationale a commencé.
Le 13 juin, puis à nouveau le 15, les Allemands donnent l’assaut à Saint-Nizier. Le village est pris et brûlé. À Lans, les blessés affluent. Les jeunes Polonaises s’improvisent secouristes.
Le 16 juin, les Allemands arrivent à Villard, ils encerclent le lycée et perquisitionnent. Le 3 juillet, la République française est restaurée dans le Vercors. Le 15 juillet, les responsables du Vercors décrètent la mobilisation de tous les hommes du massif âgés de 18 à 24 ans.
Le 16 juillet, les FFI font irruption dans le lycée. Les maquisards emmènent tous les hommes en âge de se battre sur la place principale du village. Le directeur Berger prend la tête d’un détachement de vingt-sept Polonais qui se mettent en marche pour Saint-Martin-en-Vercors.
Le 18 juillet, les Polonais sont répartis dans plusieurs postes. La plupart vont à Vassieux.
Le 21 juillet, les Allemands donnent l’assaut au Vercors. Des planeurs se posent à Vassieux et massacrent civils et Résistants. Cinq élèves polonais sont tués, d’autres s’échappent de justesse.
Le 26 juillet, la Résistance vaincue, ses chefs ordonnent la dispersion. Les Allemands nettoient le Vercors. D’ici fin août, cinq autres professeurs, élève et disparaissent dans la nuit des temps.
Jania Lamenta, pensionnaire à Lans-en-Vercors, mais ici à Villard-de-Lans (Association Mémoire du lycée polonais).

Édouard Renn, qui décrivit avec détails "sa" bataille du Vercors (Association Mémoire du lycée polonais).

Prise d'armes par les FFI le 3 juillet à Saint-Martin-en-Vercors (Musée de la Résistance de Vassieux-en-Vercors).

Un car de l'entreprise de transports Huillier détruit par les Allemands lors des combats du Vercors (Domaine public).

Planeurs DFS 230 posés au nord de Vassieux, quartier de Jossaud ou de la Mure. Les planeurs d'assaut DFS 230 n'ont pratiquement pas utilisé la piste préparée par la Résistance pour accueillir les Alliés (Musée de la Résistance de Vassieux).

Relevé par le notaire Masel des corps des élèves polonais massacrés (Association Mémoire du lycée polonais).

Kazimierz Siebeneichen, 2e à partir de la gauche, devant les montagnes qu'il connaissait si bien (Association Mémoire du lycée polonais).
![Kazimierz Siebeneichen, 2[e] à partir de la gauche, devant les montagnes qu'il connaissait si bien (Association Mémoire du lycée polonais).](https://lycee-polonais.com/img/657-nous-avons-fui-en-direction-du-pas-du-pre.webp)
16 septembre 1944 — Au cimetière de Villard-de-Lans, soldats français et polonais rendent hommage aux disparus du Vercors (Association Mémoire du lycée polonais).
