3.7.1 « Nos dames méritent des louanges particulières. »
Jadwiga Stefanowicz (Association Mémoire du lycée polonais).


Administration, surveillance, santé, intendance, entretien… Plus de cinquante personnes assurent à tous les niveaux la gestion de l’école et des bâtiments. Aux postes clés, les femmes sont majoritaires.
Secrétaires, comptables, économes, intendants, directeurs et directrice d’internat, magasiniers, médecins, infirmier et infirmières, cuisinière, commis de cuisine, femmes de chambre, couturière, blanchisseuse, cordonnier, menuisier, mécanicien, gardiens… La liste des employés décrit une collectivité qui est le plus autonome possible. Cette liste est longue d’une quarantaine de noms. L’embauche, hors postes-clés, ne donne pas toujours lieu à des documents écrits, de sorte que cette liste est forcément lacunaire. L’aversion générale de l’administration villardienne pour la bureaucratie est frappante : les effectifs sont réduits et ne grossissent pas au fil des ans, l’efficacité étant le fruit d’un travail intense.
Selon la règle fixée par les autorités vichyssoises, le gestionnaire de l’internat et le comptable sont Français, leurs doublures étant polonaises. En fait, ce sont les doublures qui font le travail et le rôle des Français reste trouble. Le comptable, René Constantin, servait sans doute d’informateur. En juillet 1944, il sera arrêtés pour « hostilité à la Résistance » et fusillé par le groupe-franc de combat dit Groupe Vallier.
Jadwiga Stefanowicz (Association Mémoire du lycée polonais).

Maman Gostyńska mêne les travaux des champs aux Geymonds (Association Mémoire du lycée polonais).
