6.4.1 « Les temps allaient être exceptionnellement durs. »
Novembre 1943 — Des résistants font sauter une partie du Parc de l'artillerie du Polygone à Grenoble (Grenoble 40-44, Pierre Giolitto, éditions Perrin).


L’année 1943 et l’invasion de la zone non occupée par les armées italiennes et allemandes marquent un tournant. Les autorités du régime de Vichy et les occupants surveillent le lycée de près. Zygmunt Lubicz-Zaleski et Wacław Godlewski sont arrêtés et déportés.
Des temps encore plus difficiles s’annoncent. Les conditions d’occupation se durcissent. Elles répondent aux succès des Alliés et à l’avancée de l’Armée Rouge. L’opinion publique évolue. Le régime de Vichy perd une partie du fort soutien gagné en 1940 et 1941. Les sentiments anti-allemands grandissent. Les mouvements de Résistance se renforcent.
Milice française et commandement allemand réagissent. Des tentatives de démantèlement sont entreprises. Les miliciens laissent leurs agents ici et là au cœur même du massif. À Villard-de-Lans, la direction du lycée s’inquiète. Les autorités allemandes visitent régulièrement le secrétariat. Le danger se rapproche. Depuis le début de l’année 1944, l’occupant a dans son collimateur les centres d’accueil du GAPF : Le Sappey, Grenoble, Saint-Nizier-en-Vercors… Les arrestations se comptent par dizaines.
Novembre 1943 — Des résistants font sauter une partie du Parc de l'artillerie du Polygone à Grenoble (Grenoble 40-44, Pierre Giolitto, éditions Perrin).

Dans le camp de Buchenwald (Domaine public).

Septembre 1943 — Les Allemands occupent Grenoble (Domaine public).

Wacław Godlewski à son retour de déportation (Association Mémoire du lycée polonais).

Pièce d'identité de Ernest Berger (Association Mémoire du lycée polonais).
