1.5.1 « Je reste ! »
Pour les élèves du lycée, l'heure des foins aux Geymonds pendant la guerre (Association Mémoire du lycée polonais).


Avec le Traité de Versailles, la Pologne retrouve son indépendance. La France, ravagée par la guerre, manque de main-d’œuvre, tandis qu’en Pologne des millions de personnes cherchent du travail. France et Pologne signent une convention d’émigration. Dans l’entre-deux-guerres, près d’un million de Polonais s’installent en France.
À la suite de la Première Guerre mondiale, la Pologne retrouve son indépendance. La France, ravagée par la guerre, manque de main-d’œuvre pour reconstruire le pays, tandis qu’en Pologne, des millions de personnes cherchent du travail.
La « Petite Émigration » de la première moitié du XXe siècle est principalement économique. Avec la signature en 1919 d’une convention d’émigration entre la France et la Pologne, des centaines de milliers de paysans, de mineurs et d’ouvriers viennent travailler dans les régions minières françaises et le secteur agricole. De 1919 à 1931, la population polonaise passe de quelques dizaines de milliers de personnes à un demi-million, formant ainsi dans notre pays, après les Italiens, la deuxième nationalité étrangère.
Le Vercors est concerné par cette nouvelle immigration. Le massif est déjà une terre d’accueil d’artisans, d’ouvriers agricoles, de forestiers et métallurgistes suisses et italiens. Les années 1930 voient de nombreux Polonais rejoindre ses alpages. Émigrés récents, ils étaient agriculteurs dans leur pays. Ils ne supportent pas le travail qu’on leur propose dans les bassins houillers français où ils viennent d’être embauchés. Ils offrent leurs services aux propriétaires fonciers de l’Isère et d’ailleurs.
Pour les élèves du lycée, l'heure des foins aux Geymonds pendant la guerre (Association Mémoire du lycée polonais).
